lundi 29 octobre 2007

Semaine WineX

Eh oui, j'existe encore!!!

Je suis vraiment désolée pour mes lecteurs assidus (pour Nath en tous cas) mais je n'ai vraiment pas eu le temps "d'updater" comme disent les gens qui ne savent plus parler français (ben tiens, j'en fais partie).

Alors pour ce nouvel article j'hésite à vous raconter ma semaine de folie (à prononcer 'folaïe' bien sûr) ou à parler de la nouvelle bombe lâchée par JK Rowling: la voilà qui s'amène toute guillerette à un interview et qui dit une phrase qui restera dans l'histoire aux côtés de "Wentworth Miller is gay" (argh): "Dumbledore is gay"! Wouah, le choc planétaire!!!! Y'a même eu un article dans le monde dessus alors c'est vous dire. Bon, en fait je n'ai pas grand chose à dire dessus, à part que

1) je ne suis pas vraiment choquée, je veux dire pourquoi pas?

2) c'est pour çaaaaaaaa qu'il n'est jamais sorti avec McGonagall

3) je vois pas ce que ça apporte à l'histoire et d'abord elle est relou JKR a dire dans des interviews des trucs sur ses persos auquels elle ne fait absolument aucune allusion dans les bouquins

4) je pense qu'elle s'est dit après coup que, consensuellement parlant, il manquait une histoire d'homosexuels dans ses livres

En fait j'en avais des trucs à dire... Et attention, c'est pas souvent que vous me verrez critiquer JKR!



Bref, laissons de côté ce sujet inintéressant pour parler de la semaine que je viens de passer. De mardi à vendredi il y avait à Joburg (plus précisément au très chic Sandton Convention Centre) un salon de dégustation de vin appelé WineX (pour wine expo...). L'organisation French Wine Connection, gérée par Simon Phillips (un anglais: le comble!), avait organisé un pavillon français avec l'aide de la mission éco. Faustine est venue du Cap spécialement pour l'occasion et on a aidé sur le pavillon tous les soirs. On allait bosser normalement à la ME et puis de 5 à 9 on était sur le WineX pour servir du vin en faisant semblant de s'y connaître (on a été briefées) et, dans mon cas, faire des aller-retours pour aller chercher des invités à l'entrée. C'était vraiment du non-stop.

Le week-end dernier, avant le début du salon, Simon avait organisé une petite expédition au Kruger avec les exposants français et nous a proposé de venir, Faustine et moi. Evidemment, on ne s'est pas faites priées... J'ai donc redécouvert le parc, en période humide cette fois (ça change beaucoup les paysages) et j'ai fait le taxi, en conduisant notamment tout l'aller et tout le retour (4-5 heures de route à chaque fois). Ce qui fait que, déjà au début de la semaine, j'étais morte. Tu rajoutes le WineX par dessus, avec sorties au resto pratiquement tous les soirs, et tu as une Caroline sur les rotules en fin de semaine.

Ce qui ne m'a pas empêché ce week-end de faire le musée de l'Apartheid (que j'ai beaucoup aimé), une sortie en boîte samedi soir avec notamment les français du WineX et un braaï chez Cyrille dimanche midi (ça c'était le moins fatiguant).

Après tous ça, je vais essayer de souffler un peu cette semaine...



Bon, si vous êtes gentils vous aurez bientôt droit aux photos de la joyeuse bande du WineX (et quand je dis "joyeuse" c'est pas juste une parole en l'air) et de tous les éléphants que j'ai vu au Kruger...

En tous cas je vais faire un album sur facebook ;)

Joyeux Halloween! Gniark gniark gniark!

PS: ils ont mis les décos de Noël à Sandton City (le giga centre commercial du quartier). Ca m'a fait trop bizarre quand j'ai vu ça hier, ça fait tellement déplacé alors que c'est bientôt l'été ici... Je suis restée bouche bée à les regarder pendant 3 min!

vendredi 19 octobre 2007

Hakuna Matata

Mercredi soir je suis allée voir la fameuse comédie musicale The Lion King (ie Le Roi Lion bien sûr). Pour ceux qui ne connaissent pas (la comédie musicale du moins…), c’est un spectacle créé à Broadway et qui, notamment, cartonne à Londres depuis des années. Pour info, dans le film Les Poupées Russes, quand Xavier arrive à Londres, il se fait accueillir par Wendy et ils prennent le bus. On les voit à l’étage, tout devant (c’est quand il demande « where is Oxford Street ? ») et, juste devant eux, à l’avant du bus, il y a une affiche pour le Roi Lion. Si vous allez à Londres, vous en verrez partout (entre autres comédies musicales). Voilà, ça c’était pour situer.
Le spectacle passe par l’Afrique du Sud cette année pour la première fois (slogan : « The Lion King is coming home », ben oui) et, oh surprise, c’est également un carton ici.
J’ai eu de la chance parce que quelques collègues avaient réservé des places et l’un d’eux, Xavier (cf… avant), a eu une autre obligation au dernier moment (un truc important, genre diner avec l’Ambassadeur où je ne sais quoi) donc il m’a refilée sa place. Hibou ! ( ;-) Pinou)

Je dois d’abord vous parler de l’endroit où se jouait le spectacle. C’est un énorme complexe centre commercial / casino / cinémas, pas très loin de chez moi, appelé Montecasino et c’est le truc le plus bizarre que j’ai jamais vu. Comment décrire ? J’ai une photo ça ira mieux.


Bon, on ne voit pas grand-chose (toujours cet appareil qui n'est pas foutu de prendre des bonnes photos d'intérieur!). En gros c’est une sorte de Disneyland aux décors à l’italienne, avec « rues » pavées, fausse végétation, petit ponts sur fausses rivières. Le tout est en intérieur, ce qui donne une ambiance très bizarre, surtout quand tu ajoutes les faux ciels peints au plafond, summum du bon goût kitsch.
Le théâtre dans lequel on a vu The Lion King a en fait été construit spécialement pour l’occasion car, apparemment, il n’y avait pas de salle assez grande, ou tout du moins adaptée, pour accueillir ce spectacle en Afrique du Sud.


Quand au spectacle lui-même, a priori il devrait bientôt passer en France et je suppose qu’il tourne un peu partout dans le monde. Je n’ai que (*compte sur ses doigts*) trois mots à vous dire : allez le voir ! C’est tout simplement grandiose ! La première chose qui m’a surprise c’est que c’est vachement fidèle au dessin animé, au dialogue près. A part quelques libertés dans la
deuxième partie (Scar qui veut se taper Nala :-s ) et un « that wasn’t in the cartoon ! » lancé par Zazou, c’est ton Disney préféré (je veux dire mon Disney préféré) dans le texte. Tu pleures quand Mufasa meurt, tu rigoles pendant les scènes avec les hyènes (énooormes !), tu adores Pumba, tu chantes Hakuna Matata et tu balances la tête pendant « Can you feel the love tonight ».
Mais ce qui est vraiment exceptionnel dans ce spectacle, ce sont les décors et, surtout, les costumes ! Tu t’en prends plein les yeux pendant près de trois heures. C’est coloré, c’est grand (les girafes et les éléphants pratiquement grandeur nature), c’est ingénieux… c’est beau quoi. Et puis certains passages sont vraiment à couper le souffle au niveau mise en scène, notamment celui du ravin avec les gnous et celui où Simba voit apparaître la tête de son père dans les nuages : je peux même pas vous décrire mais c’est trop beau et trop bien fait !
Evidemment, puisqu’il s’agissait de la version sud-africaine, on aussi eu droit à certains accents très prononcés, quelques mots en Afrikans et deux ou trois « private joke » pour lesquelles on était les seuls (nous, pauvres français) à ne pas rigoler.

Tout ça fait que je me suis couchée tard et, en plus, j’ai très mal dormi cette nuit-là. Je suis donc complètement déchirée et, a priori, j’ai un gros week-end qui m’attend. Ce n’est pas encore sûr mais voici des indices vous permettant de deviner l’endroit où je vais sans doute aller :
1) j’y suis déjà allée
2) c’est comme le Roi Lion mais les acteurs sont beaucoup plus… naturels
3) c’est trop de la boulette

jeudi 18 octobre 2007

Les chroniques de la ME (et j'ai mis du temps à le trouver ce titre!)

Ce matin on a eu une réunion de service élargie (ie avec tous les agents de la ME, pas seulement les chefs de secteur) pour laquelle M. l'Ambassadeur était présent (une fois n'est pas coutume, je vous rassure). Comme Cyrille est parti en week-end (très) prolongé au bord de la mer, j'ai du parler en son nom pour présenter les différents projets du secteur agro: bonheur!
Bon, évidemment je m'en suis sortie comme une Chef, que je suis (mais non, mon égo ne s'est pas hypertrophié depuis que je suis en Afrique du Sud)!

Après la réunion, il y avait un "finger lunch" (un buffet quoi, qu'est-ce que ça veut dire cette expression à la noix?) et l'Ambassadeur est venu me parler. Si si, je vous jure, il s'est approché de moi et il a engagé la conversation! Comme dirait Laura (chef du secteur services, très sympa), être à l'étranger te permet de rencontrer et de parler avec des gens haut placés qui, dans un autre contexte, ne t'accorderaient pas plus d'intérêt qu'à une fourmi sur leur chaussure. Enfin, elle ne l'a pas dit comme ça mais c'était l'idée. Cependant je dois dire que M. Pietton (l'ambassadeur, donc) est particulièrement sympathique et abordable. J'étais avec Xavier (chef du secteur biens de consommation, santé (,rouge à lèvre et lingerie fine :-))), mais c'est à moi qu'il a parlé!
Bref, je me suis sentie très à l'aise dans la conversation, au point que, quand il m'a demandé comment se passait mon séjour ici je lui ai répondu que je m'éclatais (en regardant Xavier quand même, pour atténuer l'effet, genre "désolée, c'est comme ça qu'on parle entre djeunes"). Figurez-vous que ça l'a fait rigoler et qu'il m'a dit "ça fait plaisir d'entendre quelqu'un dire 'je m'éclate' ". Voilà, aujourd'hui j'ai fait plaisir à M. l'Ambassadeur de France en Afrique du Sud, et sans forcer en plus. Chui trop forte!

Dans la rubrique Rien à voir, j'ai appris un joli nouveau mot aujourd'hui, en lisant un télégramme diplomatique (TD pour les intimes, dont je ne fais pas vraiment partie) sur la réforme agraire au Zimbabwe (ou "même derrière un titre exotique on peut trouver un sujet chiant"): emphytéotique.
Que tous ceux qui en connaissent la définition sautent à cloche-pied sur la table la plus proche en chantant Le temps des cerises à pleins poumons. Désolée pour les spécialistes du droit (Catherine, Lucile, si vous me lisez... sautez!). Pour les autres, allez, je vous mets la définition. Vous allez voir, c'est assez inintéressant:

EMPHYTÉOTIQUE, adj. Qui se rapporte à l'emphytéose; relatif à l'emphytéose. (bien sûr, c'est toujours la même chose!)
EMPHYTÉOSE, subst. fém. DR. Droit réel, cessible, saisissable, susceptible d'hypothèque, consenti par une personne ayant la capacité d'aliéner, sur un bien foncier, par un contrat spécial appelé bail emphytéotique, en échange d'une redevance annuelle

Qui n'a rien compris? *lève le doigt*

mercredi 17 octobre 2007

Bye bye Jacquot!

Bon, je suis un peu déçue pour cet article parce que normalement je devais avoir une photo pour l'illustrer. Enfin...

Ici, à la Mission Economique, il y a une photo officielle du Président de la République Française dans le bureau du chef: normal. Quand je suis arrivée, c'était encore Jacques Chirac et ça ne fait que quelques jours seulement que la photo a été "mise à jour" avec une de Nicolas Sarkozy, que je n'ai pas vu d'ailleurs puisque je ne suis plus retournée dans le bureau du patron depuis le premier jour (et tant mieux!).
Hier, je vais faire des photocopies et qu'est-ce que je vois, posée derrière la photocopieuse? La photo de Chirac, reléguée là en attendant de savoir ce qu'on va en faire. J'ai trouvé ça vachement ironique, pour une jolie photo officielle encadrée d'un chef d'Etat, de finir jetée dans un coin comme ça. Voilà comment se termine un "règne" de 14 ans: derrière la photocopieuse!
Evidemment je voulais prendre cette vue en photo mais, quand j'y suis retournée le lendemain (ie aujourd'hui), armée de mon appareil numérique (pour ne pas encore répéter "photo"... trop tard), la photo avait disparue, sans doute jetée aux ordures. Je suis dégoûtée, je trouvais l'idée très intéressante: une formidable métaphore sur le côté éphémère et volatile du pouvoir! Ah, ma fibre artistique s'en est trouvée toute frustrée!

Dans les autres potins politiques, Sarkozy a sagement attendu plusieurs mois après les élections pour divorcer, parce que, franchement, c'est pas très bon pour son image.

PS: la une de Libération d'aujourd'hui (18/10)

lundi 15 octobre 2007

Pfff, c'est double nul!

Bon, pas la peine de revenir en détails sur la défaite de samedi soir (arghhhh et snifffff). Mais, quand même, quelle triste image que de voir Chabal, "Caveman", prostré sur la pelouse, en train de pleurer comme un bébé (enfin, dans mon imagination il pleurait comme un bébé).


Revue de presse (Rugbyrama):
Sébastien Chabal, préférant arrêter les interviews après deux questions, pour ne pas fondre une nouvelle fois en sanglots

Mais c'est déchirant!
Je me permets (parce que c'est mon blog d'abord, je fais ce que je veux! *rire dément*) de citer Nathalie (alias la ch'tite sister): je savais bien qu'il y avait un coeur derrière tous ces cheveux! Propos ma foi fort rigolo et très bien illustré par la photo ci-dessus.

PS: et pendant ce temps-là, l'équipe de France de football battait les Iles Feroe 6-0 en match de qualif pour l'Euro 2008, après avoir faillit ne jamais se poser là-bas pour cause de mauvais temps... Prrt, rien à foutre!

jeudi 11 octobre 2007

Revue de presse: rugby

Les Anglais ont peur!! Et ils ont raison!

Article du Sun (tabloïd, ie presse à scandale) sur Sébastien Chabal (merci Romain): http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/sport/rugby_union/article326083.ece

No comment...

lundi 8 octobre 2007

Are you sitting here?

Prenons un petit cours d'anglais, avec le verbe to sit. Comme chacun sait, "to sit" veut dire "s'asseoir"... Mais pas seulement! Parmi de nombreuses défintions (souvent dues à l'emploi de ces horribles petits mots dont les anglo-saxons sont friands, appelés prépositions) ça peut vouloir dire "garder", comme dans "baby-sitting" ou (et c'est là que je veux en venir) "house-sitting".

Pourquoi je vous raconte tout ça? Prenons un exemple. Imaginons une Française vivant en Afrique du Sud (genre... moi), qui éprouve certaines difficultés à comprendre les Sud-Africains quand ils parlent, surtout les Noirs (aucune connotation raciste ici, ils ont juste un accent très prononcé). Cette fille (moi quoi, il faut que j'arrête de parler de moi à la troisième personne...) est seule dans la maison avec sa co-locataire, que nous appellerons Sophie (parce que c'est son nom), vu que la proprio, que nous appellerons Cécile (même raison), est en voyage pour son boulot (tout ceci n'est que détails insignifiants mais permet de mettre en place le contexte).
Un matin (vendredi, pour les gens qui, come moi, aiment les détails insignifiants), Sophie doit partir très tôt pour prendre un avion pour la France pour y passer 10 jours de vacances à Kerbech-les-mouettes. Quand je dis "tôt", je pense à une heure qui n'existe même pas, du genre qu...aa....trrrrrr....heu...re...ddddu....mmmmaaaaaaat' (c'est difficile à dire). En partant, à 4h du mat' donc, Sophie merdouille avec l'alarme de la maison (c'est ballot), qui se déclenche et me réveille... ainsi que tous les voisins dans un rayon de 800 m (c'est fait pour ça en même temps...). Elle l'arrête en catastrophe et s'y reprend pour l'enclencher et sortir sans qu'elle se mette à sonner... ce qui normalement est très facile, je ne sais toujours pas ce qu'elle a foutu. Et la voilà partie, les doigts de pieds déjà frémissants d'impatience de se mettre en éventail le long d'une plage bretonne (il est tard...).
Moi, dans mon lit, je rigole moins parce que je sais ce qu'il va se passer: les gars de la sécurité du quartier vont s'amener pour voir ce qu'il se passe du côté du 118, 5th street. Ni une, ni deux (enfin... 2,25 minutes plus tard environ) les voilà à la grille, casquette ajustée, muscles mandibulaires tendus, doigt pressé sur la sonnette (cette vision est un pur produit de mon imagination, étant donné que je ne pouvais pas les voir... d'ailleurs qui me dit qu'ils étaient plusieurs (deux dans mon imagination)?). A partir de là, je vais essayer de vous retranscrire le dialogue entre moi et Mr Security (mes pensées en italiques):

Ding Dong!
P. de bordel de m., f**k, double f**k, triple f**k!!! (je pense que ça sera le passage le plus fidèle de la retranscription)
*tombe de son lit, débranche l'alarme, se traîne jusqu'au salon, décroche l'interphone*
- euhs? (je pense que ça doit être à peu près le son que j'ai sorti)
- Hello ma'am, this is SAS Security, bla bla bla... (franchement j'ai aucune idée de ce qu'il a dit, j'étais pas vraiment en mode écoute et je savais pourquoi il était là)
- Everything's all right, my friend had to leave early to catch a plane and she did a false manipulation with the alarm, I don't what she did but it went on and...
Arrête de lui raconter ta vie!
- Ook, (attention, on arrive au coeur de l'histoire là) are you sitting here, ma'am? (avec l'accent, ça donnait quelque chose comme: ayasing'ere...)
- ... Euh, sorry?
- Ayasing'ere?
Nan, pas mieux...
- I'm sorry, I didn't catch that (j'ai beaucoup d'expérience grâce à mon stage...).
- Ayasing'ere?
Ok, alors la traduction la plus probable de ce yaourt c'est "are you sitting here?"... Il dit qu'il voit pas le rapport... Est-ce que je lui réponds: "no, I'm actually standing right now, it's easier to reach the phone"? Je suis pas sûre que ça va vraiment l'intéresser...
- ...
- ...
- ...
- *soupir d'exaspération, changement d'angle d'attaque* Can I have a name please, ma'am?
Ah, ça je sais répondre!
- My name's Caroline... *illumination* and I leave here (non, je ne suis pas une cambrioleuse)!
- *soupir de soulagement* Ok ma'am, bla bla bla, good bye.
- Thank you so much, have a nice end of night! (non, ça je suis sûre que je ne l'ai pas dit)
*raccroche l'interphone*
Mais bon sang mais c'est bien sûr! Il disait bien "are you sitting here" et, dans ce contexte, ça voulait dire "est-ce que vous habitez ici".
* sait apprécier l'humour de la situation, même à 4h20 du matin, se marre toute seule en répétant "ayasing'ere?", "ayasing'ere?", ré-enclenche l'alarme, s'effondre dans son lit*

Trois jours plus tard: "are you sitting here, are you sitting here, mdr.... oh, il faut que j'écrive un article à propos de ça sur mon blog!!"
Et voilà...

C'est la tempête à Jo'burg!

Il fait vraiment un temps dégueulasse depuis bientôt 15 jours, c'est insupportable! Des orages et encore des orages...

Et voilà ce qu'on vient de recevoir dans notre boîte mail:

National Warning - Issued on Monday, 8 October 2007 at 06.00
Very cold conditions are expected to persist over the highground areas of Western and Northern Cape, as well as over the northern Mountains of Eastern Cape and south-western and western interior of KwaZulu-Natal.Heavy falls of rain are expected over northern KwaZulu-Natal, north-eastern Free State as well as the eastern highveld of Mpumalanga and Gauteng. Severe thunderstorms (= orages), associated with strong, damaging surface winds are expected in late afternoon and evening over the eastern highveld, Gauteng, the southern highveld of Mpumalanga and extreme northern Free State

Ah, vive le dérèglement climatique!!

PS: il est 16h45 et je peux vous dire que les prévisions météo étaient justes! Mais, non, il ne s'agit pas d'une tornade, comme on a pu l'entendre (ils paniquent vite ces sudafs): ouf!
La plupart des bureaux ont renvoyé leurs employés chez eux à 16h parce que les sud-africains ne savent pas conduire quand il pleut, alors avec un vent à décorner les boeufs en plus... Nous on attend bien sagement l'heure de fermeture du bureau, si l'électricité tient le coup d'ici là bien sûr.
Un petit quelque chose de fin du monde en tous cas...

dimanche 7 octobre 2007

C'est bon, ça!!

Enorme, énorme, énorme!!
Pour ceux qui vivent en ermite dans une caverne, je rappelle que le XV de france a battu les All-Blacks hier soir en quart de finale de la coupe du monde de rugby, au terme d'un match incroyable (je devrais me lancer dans le journaliste sportif...)!
Voici le compte-rendu du match du côté de la communauté française de Johannesburg.

Nous sommes allés regarder le match dans un bar-resto où il y a beaucoup de place pour pouvoir arriver en masse et mettre l'ambiance (ce qu'on a fait). Au préalable, nous nous étions tous peinturlurés bleu-blanc-rouge grâce au "Fan Flag": une invention formidable qui te permet d'avoir le drapeau français d'un seul coup et sans bavures (c'est du maquillage avec les trois couleurs déjà placés côte-à-côte: il fallait y penser! (sans rire, le mec qui a inventé ça est sans doute millionnaire à l'heure qu'il est)).
Après avoir chanté la Marseillaise debouts et une main sur le coeur (c'est fou ce qu'on devient patriote d'un seul coup quand on est à l'étranger), nous avons vite déchanté (elle était tellement facile celle-là...) au vu de la performance de notre équipe en première mi-temps... Apparemment Bernard Laporte avait décidé d'axer sa sélection sur le jeu au pied (c'est ce que j'ai lu, je suis pas spécialiste): ça aurait sans doute été très bien si on avait eu un bon jeu au pied...
Bref, 13-3 à la pause, l'ambiance était un peu retombée. Mais finalement, 10 points d'écarts ce n'est pas tant que ça, on s'en sortait pas si mal.
A la 62ème minute (nan, je sais pas, je dis ça au pif), la foule s'enflamme de nouveau grâce à un essai des français pour revenir à hauteur! Enthousiasme douché quelques minutes plus tard par une riposte en force des All-Blacks (quand ils s'y mettent ces gars-là, c'est des vrais bulldozers!). Le buteur néo-zélandais manque la transformation... Quand je pense qu'à ce moment-là le commentateur sud-africain a simplement dit "it's a little wide on the right" très nonchalamment. Alors que cette boulette nous permettait de prendre la tête si on marquait un essai transformé! Ce qu'on a fait, lorsque Michalak, à peine entré sur le terrain, récupérait une passe en avant (hi hi, vive les fautes d'arbitrage!) et foncait avec ces petites jambes toutes fraiches avant de servir Yannick Jauzion pour l'essai! Jauzion qui - le saviez-vous?- a fait ses études dans une école agro à Toulouse (pas l'ensat, une autre dont j'ai oublié le nom (dsl)). Je le sais parce que Xavier de la mission éco (cf. mon séjour au Cap: il a eu une promotion et est maintenant chef de secteur à Joburg) me l'a dit: il était deux promos derrière lui.
A ce moment du match, nous (les français) n'étions pas les seuls à exprimer notre joie: tous les sudafs présents, toujours amateurs de bon rugby, avaient pris fait et cause pour l'équipe de France. Ils étaient surtout contents à la perspective d'une défaite des néo-zélandais, après l'Australie contre l'Angleterre dans l'après-midi (encore une surprise): ça allège considérablement le tableau pour leur équipe...
Après cet essai transformé qui nous permettait d'avoir 2 petits points d'avance, ça a été 10 minutes ultra-tendues en défense (toute cette pression!!) avant le coup de sifflet libérateur!
On a alors pu laissé éclater notre joie et entonner un "qui ne saute pas n'est pas français" (les sud-africains ont compris, puisqu'ils n'ont pas sauté...).

En gros, super, super soirée! C'est pour des moments comme ça que j'aime le sport. Et le rugby est vraiment un sport qui me plaît de plus en plus: c'est intelligent et il y a pleins d'aspects différents dans le jeu. Même si ça reste un sport de bourrins (surtout avec les All-Blacks...), c'est un beau combat. Vous avez vu pendant le haka des néo-zélandais comme les français était près, avec leur maillots bleus, blancs et rouges? J'ai jamais vu une équipe se placer aussi près des All-Blacks pendant leur haka! Et la tête de Chabal: é-nor-me!!!!!!! La bête sur le point d'être lachée dans l'arène! Heureusement que ses co-équipiers le tenaient sinon je crois qu'il aurait foncé dans le tas...
Vive le fighting spirit à la française!





Bon, sur ce je vais jeter un coup d'oeil à Afrique du Sud-Fidji...

mardi 2 octobre 2007

Quelques têtes de VIs (et autres...)

Comme je l'ai mentionné précédemment, j'avais une soirée d'anniversaire jeudi dernier. J'y ai pris quelques photos donc j'en profite pour vous montrer mes nouveaux amis! Attention, sur ces photos, ils n'ont pas toujours des super têtes parce que:
1) mon appareil est très mauvais pour les scènes d'intérieur, surtout quand il fait sombre
2) la soirée était déjà bien avancée...

De gauche à droite: Laurence (travaille dans un cabinet d'avocats), Laurent et Charles (VI chez Sanofi-Aventis), Sophie, Lou (ma voisine de bureau à la ME) et "je ne sais plus son prénom" (elle et Sophie sont internes en médecine en France, elles venaient d'arriver pour 15 jours de vacances en AFS)

De droite à gauche: Jérémy (informaticien à la ME), Arthur (ancien collègue de la ME, qui travaille maintenant dans une boîte sudaf), Lise (la femme sudaf d'Arthur (mariés depuis 10 jours!)), une amie de Lise (encore une fois: prénom oublié)








De gauche à droite: Alexandra (la copine de Jérémy, prof en maternelle à l'école française de Joburg), Henry (Sanofi-Aventis, HP fan!) et Xavier, the Birthday Boy (25 ans) (travaille chez Air France)









Xavier et Greg (Sanofi-Aventis, encore... pourtant c'est les VIs de Bouygues qui sont censés être les plus nombreux)

Romain (tiens, j'ai oublié de dire que la soirée étais chez Xavier et lui), Laurent (ah, en voilà un de chez Bouygues), encore un prénom oublié (c'est pas volontaire, c'est juste que j'ai une mémoire de m..., il me faut quelque temps avant de bien mémoriser un nom... c'est dommage en plus c'est une Yonnaise comme moi!), Patrick






De gauche à droite: Anthony (Charentais et prone le Cognac-Schweppes: c'est ce que boivent en quantité les rappeurs américains et ça fait marcher l'économie charentaise), Florestan (informaticien à la ME) et Delphine (chambre de commerce franco-sud-africaine)


Celle-là pour Thomas, qui a presque l'air sérieux






Voilà pour cette petite soirée très sympa.
Comme je vous l'ai également dit, on a fait un petit tournoi de tennis, chez Thomas, samedi aprem: bonheur!
Dans les autres news: il fait un temps dégueulasse depuis mercredi dernier, bouh! Rien que dans la journée de jeudi, il a plu un dixième de ce qu'il pleut généralement sur toute l'année... Et il fait froid: on se croirait en France (ou presque)!
A part ça, Britney a perdu la garde de ses enfants... Mais ça on s'en fout (sauf quand on pense à ces pauvres gosses qui ne sont vraiment pas aidés dans la vie).

Allez les bleus!