mardi 31 juillet 2007

Opération WFFG au CTICC / HPDH

Comme je savais qu’il faudrait que je raconte tout mon séjour au Cap en rentrant, j’ai jugé plus intelligent de tenir un petit journal pendant que j’étais là-bas, vu que je n’avais pas accès à internet.
Alors déjà il faut que je vous explique pourquoi je suis allée au Cap. Pour faire du tourisme, d’accord, mais pas seulement. Au départ, j’y suis allée pour des raisons professionnelles, figurez-vous. Comme je l’ai déjà un peu évoqué, il y avait cette semaine au Cap un salon sur les équipements de la vitiviniculture et de la transformation des fruits. Cet évènement, répondant au joli nom de Wine Farmers and Fruit Growers exhibition (WFFG pour les intimes, dont je fais partie), se déroulait au Cape Town International Convention Centre (CTICC idem) et la mission économique, avec l’ADEPTA (Association pour le Développement des Echanges internationaux de Produits et Techniques Agroalimentaires), y avait organisé un pavillon français. Il y avait 17 entreprises françaises, ce qui est beaucoup, spécialisées dans les engrais, les équipements de la vigne, les équipements de vinification (pompes, cuves…), l’œnologie (the wine-making comme on dit là-bas), la chimie du vin, le bag-in-box (c’est des sacs dans lesquels on met le vin mais c’est toute une poésie le BIB, croyez-moi… une sorte de secte en fait) et même les étiquettes.
A propos de l’ADEPTA, certains connaissent peut-être : c’est eux qui organisent l’accueil international au salon de l’agriculture. Leur représentant qui était avec nous au Cap est justement celui qui s’occupe de ça, Bertrand Quèvremont. Il nous (Faustine et moi) a montré la liste des inapgiens qui ont participé à l’accueil international l’année dernière, c’était marrant.

Pour que tout ça se déroule bien, on avait démarché beaucoup de sociétés sud-africaines pour qu’elles passent sur le pavillon, en les attirant avec des buffets (qui se sont révélés très bons, mais il fallait être là à l’heure…). Quand je dis « on », en fait je veux dire « nous » mais vous savez comme moi que plus personne ne respecte la langue française. Bref, ce « on » désigne (à part moi) Cyrille, mon maître de stage, Xavier son adjoint qui est basé à la mission économique du Cap et Faustine, une co-inapgienne (ou plutôt agroparistechienne… non, c’est pas possible), qui est la stagiaire de Xavier. It’s a small world after all, comme diraient les poupées de Disneyland (ça y est, je l’ai dans la tête pour la journée…).

Je rappelle pour ceux qui n’ont vraiment rien suivi que je suis partie pour Cape Town (ah oui, c’est la version originale) le jour-même de la sortie de Harry Potter and the Deathly Hallows (que nous désignerons pudiquement par l’acronyme HPDH, voire DH ou HP7). Je l’avais commandé par la poste mais quand j’ai réalisé que je partais ce jour-là, j’ai su que c’était une erreur car j’allais devoir attendre 10 jours avant de pouvoir le lire… Voilà qui a ajouté encore un peu de piment à l’expérience.

Bon, je crois que vous maîtrisez maintenant toutes les abréviations nécessaires.

Voici donc le récit de mes aventures : vous allez rire, vous allez pleurer, vous allez frissonner… Nan, c’est pas vrai. Enfin, ça m’étonnerais beaucoup, mais si vous êtes vraiment très émotif et que vous rentrez à fond dedans… Ok, vous n’allez définitivement pas pleurer. Vous n’êtes pas obligés de tout lire non plus, c’est un peu long. Après relecture, je dirais que c’est pas mal au début et ça se dégrade vers la fin… Mais je vous rassure, les articles ne sont pas tous aussi longs que le premier.
Ne vous inquiétez pas, les photos arrivent aussi (mais c’est tellement long à charger !).

Jour 1

Le réveil à 5h du matin est plutôt violent (j’étais en train de faire un rêve stressant qui, de façon assez étonnante, n’avait absolument rien à voir avec HP… ou le Cap ou un quelconque voyage en avion). Au cas où vous vous poseriez la question, ce n’est pas moi qui ai choisi mon horaire de vol. Mais, comme m’a dit Cyrille, avec son enthousiasme habituel, ça me permettra de profiter de la journée à Cape Town : oui, si j’arrive à garder les yeux ouverts…
Bobby le chauffeur (vous vous souvenez de lui ?) est devant chez moi à 5h45 pile pour m’amener à l’aéroport.
A l’aéroport, RAS, à part un retard de 10 min pour l’embarquement (ohlala). Je n’ai malheureusement pas tiré un hublot… Ok, barrez cette phrase ridicule et remplacez-la par : la place qui m’a été attribuée n’est malheureusement pas à côté d’une fenêtre. Mais bon, il y seulement un siège entre moi et le hublot (dans ce contexte, je crois que je ne suis pas obligée d’écrire « le hublot et moi », la politesse ne s’applique pas pour un hublot, n’est-ce-pas ?) et le mec qui l’occupe est endormi (le pauvre n’a pas dormi de la nuit, ce qui l’a amené à confondre le siège 11A avec le siège 11E). Ce qui veut dire que je peux quand même profiter de l’Afrique du Sud vue du ciel. Et c’est pas mal, quoique un peu plat à mon goût… (l’autre, elle se plaint !)
J’ai eu droit à la démonstration de l’hôtesse de l’air qui indique gracieusement les sorties de secours. Pendant mon voyage depuis la France, c’était des images de synthèses sur un petit écran, ce qui m’avait un peu frustrée. Ca m’a rappelé des souvenirs du Caribaret (Emilie, Chloé et Anne pendant le sketch d’intro pour ceux qui étaient là).
En arrivant à ma place, je suis accueillie par HP (alias Dan Radcliffe) qui me vise avec sa baguette magique depuis la couverture du magazine de la compagnie aérienne. C’est pas un signe du destin, ça ? Non. Deux rangées devant, quelqu’un lit un journal et le titre de la page est : « Harry Potter and the not that interested south africans » (HP et les sud-africains pas si intéressés que ça). Ca, ça veut dire que je n’étais vraiment pas obligée de commander le bouquin : j’aurais pu tranquillement l’acheter dans une librairie du Cap puisque les sud-africains s’en foutent (ils sont fous ces sudafs !!). But where is the fun in that ?? Au moins ça me donnera une motivation pour rentrer à Joburg après avoir découvert Cape Town.
Après avoir fini mon blueberry muffin Pick’n Pay (pas mauvais du tout) et mon hot chocolate, le tout m’ayant coûté 13 rands (j’aime les détails), je vais somnoler tranquillement en attendant d’arriver. Je veux voir la mer !!

9h20 : arrivée à l’aéroport de CT, récupérage (word me dit que ce mot n’existe pas : je proteste !) de la valise. Une navette doit passer me prendre pour m’emmener au backpacker (= auberge de jeunesse) où je loge (eh oui, les stagiaires ne dorment pas à l’hôtel).
10h02 : je suis toujours à l’aéroport… Je l’ai loupé ?? Je regarde pourtant attentivement tous les petits panneaux brandis avec des noms dessus : pas le mien. Evidemment, j’ai oublié de noter le numéro du packpacker, ça ne m’aurait pas servi à grand-chose d’ailleurs…
10h27 : elle se décide à prendre un taxi. Un reçu à la fin de la course et hop, je me ferais rembourser par la mission. Je n’ai pas précisé que c’était une semaine tous frais payés. Eh, faut pas déconner, je suis là pour le boulot !
Je tombe sur un chauffeur philosophe (mais ils le sont tous, non ?) et surtout prêcheur. Il m’explique que le grand mal de notre époque est l’ignorance et que la seule vraie sagesse vient du Créateur, ce en quoi je ne saurais le contredire (surtout de si bon matin).
J’arrive au Longstreet Packpackers (là, j’ai perdu le compte du temps, et même avant c’était du pif) : un endroit à la déco colorée et exubérante, très sympa. A peine installée, je me lance dans Cape Town (rassurez-vous, j’ai un plan) à la recherche de la mer… et de quelque chose à manger accessoirement. Mes pas me mènent au Waterfront, une zone portuaire ultra touristique et commerciale, the destination number 1 dans Cape Town. Là-bas, des restos et des magasins, en veux-tu, en voilà (ça me rappelle cette magnifique citation d’Ariel la petite sirène, qui m’a toujours fait beaucoup méditer : « Tu veux un tire-baba ? J’en ai des tas ! »). Et puis des spectacles de rue bien sympas. Résultat : j’y passe tout l’après-midi.
And here I am, dans la cour intérieure de mon hôtel 3 étoiles (humour), crevée mais avec plein de belles photos dans l’appareil.
Au backpacker (j’adore ce mot, il sonne bien) je suis dans le dortoir numéro 7 : aha, coïncidence ? Hm, je ne crois pas, non. En fait de dortoir, c’est 2 chambres de 5-6 places chacune, une chambre double et une salle de bain, qui fait aussi toilettes, ce qui est une erreur d’après moi, d’autant plus qu’il n’y a pas de cabine de douche, donc bonjour les inondations. Dans ma chambre on n’est que 2 pour l’instant. Ma coturne est une allemande dont je n’ai pas réussi à bien comprendre le prénom. Ca commence comme Emilie ou Emeline, et puis ça continue un peu, avec un « k » quelque part… Bon, l’allemand c’est pas mon truc. En tous cas elle est sympa (j’ai l’impression de ne connaître que cet adjectif-là, c’est affligeant).

Jour 2

Xavier m’appelle à midi (le reste de la matinée n’est absolument pas intéressant) pour me proposer de venir faire une petite rando (« hike » en vo) dans la réserve naturelle de Cape Point. Tu m’connais, je dis oui. Il précise que c’est payant. Tu m’connais, je dis oui quand même. J’en profite pour dire que, Faustine comme moi, on a des chefs tops : jeunes, sympas, dynamiques, le bonheur quoi. Et Xavier est l’un des mecs les plus gentils que j’ai jamais rencontré.
Nous voilà donc partis, Faustine, son copain Clément, qui a trouvé un stage ici pour les vacances, Xavier et ses colocs, et moi. Je dois vous parler de la voiture de Clément, dans laquelle j’ai voyagé : une magnifique coccinelle jaune, millésimée 1970 au moins, louée chez Funcar (www.funcar.co.za). Une petite merveille avec laquelle il s’amuse beaucoup. Bon, la nuit ça fait un peu peur parce que seuls les feux de position marchent et l’isolation est telle que tu roulerais en décapotable, ça serait la même chose.
Bref, revenons à notre excursion sur les routes côtières. On s’arrête de temps en temps pour admirer quelques beaux « spots » car il y a des surfeurs dans la bande. On atterrit sur une plage magnifique, tout près du Cap de Bonne Espérance, guidés par Nathan, le régional de l’étape. C’est le seul sudaf du groupe. A part lui, il y a : 4 français (si vous avez bien compté), un mexicain, 2 chiliens et une américano-néozélandaise, plus américaine que kiwi, malgré ce qu’elle voudrait faire croire (pour preuve le nombre de « fuck » (j’espère que je ne vais pas me faire censurer pour ça) qu’elle prononce dans une phrase).
Avant de continuer, j’ai 2 constats à faire. Premièrement, cette balade dans les dunes c’était le paradis. Deuxièmement, je n’ai pas vu de baleines… Mais j’ai vu des tortues, des springboks, des autruches et un babouin : yay pour le petit safari improvisé ! Pour le babouin, je n’ai pas de preuve photographique parce qu’on l’a vu en passant, le long de la route et, en plus, comme le disent les panneaux, « les babouins sont dangereux et la nourriture les attire ». Franchement, je n’aurais pas aimé tomber sur un au détour d’une dune, je préfère les tortues (même si ça mord). Quand quelqu’un a dit : « oh, tiens, des springboks », je n’y ai pas cru. Et les autruches au bord de la route, si près que tu pourrais les toucher (c’est pas farouche comme animal en fait), c’est assez génial. C’est grand une autruche (un babouin aussi) !
Après ce trip pieds nus dans le sable, dégringolade de dune, effarouchage (encore un qui n’existe pas selon word, pff) de springboks, filmage de tortue (« Say hello to Chile »), on s’est dirigés vers le point le plus au Sud-ouest du continent africain : the Cape of Good Hope. Et là, coucher de soleil sur le cap de bonne espérance : mythique !
Cette super journée s’est terminée dans un bon resto de la côte, où on a bien rigolé grâce à un des deux chiliens, Felipe, qui ne parlait pas et surtout ne comprenait pas bien l’anglais. Donc ses interactions avec la serveuse et Leah, l’américaine au débit de mitraillette, était hilarantes. Leah a passé un quart d’heure à essayer de lui expliquer ce que voulait dire « behave ! » et on était tous morts de rire (Faustine, si tu me lis, toi au moins tu comprendras).

Jour 3

Aujourd’hui il ne fait pas beau et ça tombe bien puisqu’on travaille. J’ai rejoint Faustine à la ME du Cap pour régler quelques détails et passer quelques coups de fil avant le début du salon (demain).
Le soir, nous rejoignons le délégation française (ça fait très JO) à leur hôtel (un poil plus chic que mon backpacker) pour aller tous ensemble manger au resto. L’ambiance est sympa et il y a tout un groupe de bourguignons (la région s’est mobilisée spécialement pour cet évènement) qui se comportent… en bourguignons. Ca fait plaisir, on se sent chez soi. A notre table, l’ambiance est assurée par Philippe Sapin, membre de la secte du BIB et fan de foot (je l’ai impressionné car je savais ce que voulait dire 4-4-2), et surtout Marc Nomblot, un des bourguignons. Sa société fabrique des cuves à vins en béton sur-mesure. Sa plus grande fierté est la cuve en forme d’œuf, qui lui avait été demandée au départ par un illuminé de la biodynamie et qui, finalement, fait du bon vin. Le nombre de fois au cours de la semaine où il a commencé une phrase par : « c’est comme moi avec mes œufs… » !! Il est vraiment très marrant. Et, mine de rien, c’est fascinant de voir comment on dessine un œuf à partir du nombre d’or (il a une animation sur son pc).

Jour 4

Le temps est pourri, il pleut toute la journée à torrents. Ca tombe bien, on est enfermés dans le CTICC. Je sais il y a redite mais je dois vous avouer quelque chose : je crois que c’était LA semaine de l’année à ne pas aller au Cap car il a fait un temps dégueulasse. Bouh.
Le pavillon français est plutôt beau (enfin, de façon très relative) et bien fait, avec un grand espace bar au milieu (très fréquenté). Même pour un premier jour les affaires ne marchent pas trop mal. Je découvre les joies du commerce : c’est très enrichissant et axé sur le contact humain bien sûr mais je sais que je n’ai pas assez la tchatche pour ça. Enfin, je me fais plaisir quand même. On m’a même demandé ma carte de visite aujourd’hui (« No, I don’t have any. I’m just an intern »). Bref, le salon c’est vraiment sympa, bien que fatiguant (rester debout toute la journée après une petite nuit…).
Le soir nous nous rendons au cocktail d’inauguration du salon où on a droit à du blabla et un bon buffet (vous allez voir que j’ai enchaîné les cocktails/buffets cette semaine). Puis, poussés par Marc, nous allons boire un coup à quelques uns dans un bar de Long Street (la rue où il y a tout la nuit, même mon backpacker, et qui est… très longue).
J’ai appris le lendemain que, après notre départ à Faustine, Clément, Xavier et moi, les autres ont continué à sortir. Marc voulait absolument trouver ce qu’il appelle un « bar à barres », vous savez avec les filles qui se trémoussent autour d’une barre. Dans la bande : Cyrille et Bertrand de l’ADEPTA. Ils ne sont vraiment pas sérieux…

Jour 5

J’expérience (oui, je sais, on dit expérimenter mais je préfère comme ça) ma première réception chez Monsieur l’Ambassadeur (avec des majuscules), dans sa résidence du Cap. Inutile de vous préciser que le champagne coulait à flots et bla bla bla… Bon, franchement, à côté de la rando au Cap de Bonne Espérance, c’était pas exceptionnel. Mais ça fait toujours un bon buffet de plus dans un cadre assez classe.
L’ambassadeur est plutôt sympathique. J’ai été présentée hier sur le salon : serrage de main, « comment allez-vous ? » et tout, et tout. Il paraît (d'après Xavier) qu’il faudrait lui donner du « Votre Excellence » mais je m’en suis tenue au « Monsieur », faut pas pousser non plus.
On a eu un peu peur parce que les bourguignons avaient l’air de préparer un mauvais coup. Ils nous disaient (à Faustine et moi) qu’ils allaient refaire la déco de la maison de l’ambassadeur et ils ont passé la fin de l’après-midi à éditer des fausses invitations au cocktail sur Word. Finalement, ils se sont tenus à carreaux : que de la gueule !

Après avoir fait les 2/3 du salon et la moitié de mon séjour ici, je suis dans l’obligation de faire un constat : je bois trop ! Même si c’est du bon vin la plupart du temps… Vous saviez que le vin sudaf était plus alcoolisé que le vin français ?

Jour 6

Je vais vous surprendre : il fait un temps exécrable aujourd’hui. Pluies torrentielles, vent, orage, la totale. Non mais, franchement, qu’est-ce que c’est que ce pays ? Au moins à Johannesburg il fait froid mais il ne pleut pas.
La dernière journée du salon a été plutôt agréable, même si j’en ai plein les pattes. Le bar et le buffet se sont faits dévalisés. Vers le milieu de l’après-midi, une bande d’ex 1ère lignes sudafs (y’en a un c’est sûr il a fait du rugby, il a même été international, maintenant c’est un grand nom du monde vinicole) sont venus s’installer sur notre pavillon et se sont faits saoulés au Ricard par Jérome Barret, un consultant oenologiste, bourguignon comme par hasard. Il arborait fièrement son maillot de l’équipe de France de rugby et s’amusait à leur servir des verres mi-pastis, mi-eau (« un yaourt que je lui ai servi ! »). En tous cas j’ai bien compris que, avec les sudafs (avec tout le monde en fait mais eux particulièrement), c’est autour du bar que tu fais des affaires. Ca aide aussi d’avoir la tchatche comme Jérome…
A la fin de la journée, après avoir aidé Philippe à remballer ses machines (enfin moi j’ai surtout regardé), on est allé manger au Waterfront avec quelques exposants. Il manquait les bourguignons qui faisaient bande à part, comme d’habitude, à part Marc, toujours de la partie et toujours aussi délirant (il faut l’entendre pour le croire…). J’avais quand même un peu de mal à garder les yeux ouverts.
Au moment où on sort du resto, le déluge s’abat sur nous ! Le temps de faire 10m en courant pour rejoindre la beetle de Clément, on était douchés. Et alors le trajet du retour en voiture était épique : orage, grêle, rafales de vent à affronter dans une voiture à l’état de fonctionnement plus qu’incertain et aux pneus lisses… Comme disait Faustine : vous connaissez le film Le jour d’après ? C’était le 2. C’était assez marrant finalement, même si on était pas très rassurés. Enfin pour Faustine et moi parce que Clément, lui, s’amusait beaucoup : « eh, regardez, on flotte ! » (à un rond-point).

Jour 7

Malgré ce temps quelque peu humide, la ME a offert à la délégation française la petite visite touristique des vignobles du Cap. Heureusement que les dégustations peuvent se faire à l’intérieur…
J’étais évidemment de la partie (ne dites pas que la mission me gâte, ils aurait pu me loger à l’hôtel quand même !). On a visité Steenberg Estate, l’un des plus vieux domaines sud-africains, où on a aussi mangé (le resto était délicieux) et puis un domaine tout neuf, Marianne Estate, acheté récemment par un français (d’où le nom). Le cadre de ce domaine est magnifique, on dirait la Toscane (c’est pas moi qui le dis, j’y suis jamais allée) et on a été très bien accueillis (oh tiens, encore un buffet).
J’ai beaucoup trop mangé, et surtout beaucoup trop bu. Faustine m’a fait le compte des verres de vins différents que j’ai bus (ou simplement goûtés pour la plupart, je précise quand même) tout au long de la journée. Le résultat est 12… Bon.
Le soir, encore un resto au Waterfront avec une troupe de plus en plus réduite. Marc est toujours là pour mettre l’ambiance.
C’était un peu triste de dire au revoir à tout le monde. En tous cas les exposants étaient contents parce que, d’une part ils ont fait des affaires, et d’autre part c’était très sympa. On s’est beaucoup fait félicités pour l’organisation. Xavier était très satisfait de l’opération et nous as remerciées, Faustine et moi, pour notre aide. C’est vraiment quelqu’un d’adorable. Je ne sais pas encore l’avis de Cyrille puisqu’il est reparti jeudi aprem pour Joburg.

Jour 8

Oh tiens, il pleut… J’ai quand même poussé jusqu’au Waterfront ce matin (je sais, c’est pas original mais il y a tout là-bas) pour faire un peu de shopping. Je précise que je pouvais me le permettre étant donné que je n’ai pratiquement rien dépensé de la semaine, surtout en terme de repas (j’en ai payé qu’un seul sur les 5 jours). Merci la ME, l’ADEPTA, l’Ambassade, Cédric Cabanes (Agronutrition, ils font des engrais), Marc Nomblot (ai-je besoin de le présenter) et Lionel Corgie (PMH (pas PHM), ils font des pompes).
De toute façon je n’ai rien acheté, pas même ces horribles chaussures en plastiques avec des trous, les Crocs, qui font un tabac ici. Il paraît que c’est la mode aussi en France. J’ai oublié de les prendre en photo…
Par contre, je suis au regret de vous dire que j’ai craqué : j’ai lu le 1er chapitre de HPDH dans une librairie. C’est mal, je sais, mais tous ces exemplaires libres n’arrêtaient pas de me narguer depuis leur présentoir. J’ai quand même réussi à m’arrêter après un chapitre, ce qui est assez fort vous en conviendrez. Il faut dire aussi que je commençais à me faire repérer par les vendeurs. Il faudrait que j’aille chez Exclusive Books, chez qui je l’ai commandé, et que je leur dise : « je l’ai déjà acheté chez vous, laissez-moi le lire ! ».
Après une après-midi glande, on est allés voir une pièce de théâtre avec les mêmes gens que ceux du cap de Bonne Espérance. C’était dans une salle fort justement nommée Intimate Theatre… vraiment toute petite. Il s’agissait d’un acteur seul sur scène qui interprétait 3 personnages à tour de rôle. Il était vraiment hilarant, même si je n’ai pas tout compris…
Plus tard, Nathan, le colloc sudaf de Xavier, nous avez récupéré des entrés pour une soirée « White Paradise » (devinez le dress code...) au Castle. C’est un château, donc, au milieu de Cape Town, qui se visite la journée. Le cadre était donc original mais, en tant qu’ancienne grignonnaise, je n’étais pas dépaysée… C'était une soirée très chouette, on s'est bien amusés.

Jour 9

Dernier jour de mon séjour à Cape Town, snifff. Je suis un peu dégoûtée pour le temps mais bon, j’en ai quand même bien profité et l’expérience du salon était très enrichissante. Je suis aussi contente d’avoir revu Faustine et d’avoir fait plus ample connaissance avec elle.
Ce matin, dodo, j’en avais besoin !
Cet aprem, visite de l’aquarium de CT. Je l’ai trouvé bien, mais un peu petit. c’est vrai que le dernier que j’ai visité c’était l’Océanopolis de Brest…
Je suis vraiment crevée !! Demain matin, réveil à 5h (encore) pour prendre l’avion à 6h45 : argh !!

Voilà pour ce projet WFFG au CTICC / HPDH.
Cheers !

lundi 30 juillet 2007

Le retour!

Coucou tout le monde me revoilou!!

Mon petit séjour au Cap était très bien mais je ne vous en dis pas plus car j'ai tenu un journal de bord ultra détaillé et passionnant (enfin...) sur tout ce que j'ai fait là-bas. Je le posterais très bientôt ici mais il faut que je prenne mon courage à 2 mains pour ça (il est assez long).

Je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit à cause de voisins de dortoir très bruyants et je me suis levée à 5h du mat donc c'est pas la grande forme... Mais je sens que ça va bientôt aller mieux. Peut-être grâce à un certain colis qui m'attendait dans ma chambre quand je suis arrivée... Photo toute chaude:

Attention, c'est la version classe!! Pour la tête d'hallucinée, voir explication de mon état ci-dessus...

A part ça, je suis d'accord avec l'idée de Cilou de créer un blog spoilers HP mais il ne faudrait pas mettre tout de suite des gros spoilers, du genre qui meure, que sont les horcruxes restants, est-ce que Fleur se marie en blanc...

vendredi 20 juillet 2007

The last one before... HP!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Allez, pour me rattrapper après deux articles HP, encore quelques commentaires sur ma vie à Johannesburg.

Je commence à bien maîtriser les... 4 endroits que je fréquente régulièrement, à savoir: la maison, la mission éco, le centre commercial de Sandton et celui de Benmore.
La maison, vous la connaissez déjà...
Il faut que je fasse très bientôt un reportage photo sur les locaux et les gens de la mission éco. En tous cas, c'est très sympa et l'ambiance est bonne.
Sandton City, c'est un énorme centre commercial (ou "mall" en V.O.) à peu près à mi-chemin entre la mission et la maison, ce qui est pratique. Je pense que sa superficie totale doit bien dépasser celle de Mézilles "intra-muros" (pour ceux qui ne le sauraient pas, Mézilles c'est mon village ("mais quand reverrais-je...")). Il y a absolument tout là-bas! A ne pas rater: le cinéma, bien sûr, où le prix du ticket est de 40 rands, à savoir environ 4 € (!) et le Food Court, pour s'essayer à toutes les sortes de fast-food possibles et imaginables.
Mais pour faire mes courses de tous les jours, je vais plutôt à Benmore, à 2 min de chez moi, au Pick-n-Pay (tout est dans le nom: tu prends et tu paies... c'est un supermarché quoi!). Il y a un bureau de poste aussi là-bas (information intéressante que j'ai découverte seulement hier).

Pour les attentifs (hem), lors d'un précédent "post" (ah oui, c'est comme ça qu'on dit (et ça ce n'est pas français du tout)) je parlais du fait qu'on est assistés ici. Ca se traduit par la maid qui fait tout dans la maison bien sûr, mais aussi au supermarché où tu as quelqu'un qui te met tes provisions dans un sac à la caisse. Et puis après, au parking, une autre personne te fais des grands gestes pour "t'aider" à sortir de ta place, alors que, même en étant une merde en manoeuvre, tu pourrais très bien te débrouiller toute seule (la première fois: "mais qu'est-ce qu'il me veut ce type??"). Parlons enfin de la station essence: encore un mec qui te guide vers une pompe libre (idem: tu as des yeux, tu vois lesquelles sont libres) et, évidemment, qui te fait ton plein. Et toi, pendant ce temps là, tu ne sais pas quoi faire en attendant...
Bon, c'est sympa mais j'ai peur de m'y faire très vite et de ne plus rien savoir faire moi-même.

Voili voilou!
Demain matin (très tôt, argh!) je pars au Cap donc, selon toute vraisemblance, pas de nouvelles pendant une bonne semaine. Et puis après je passerais tout mon temps libre à lire Vous-Savez-Quoi donc... avec un peu de chance vous aurez les photos du Cap avant septembre!

Snif!

Juste un petit mot pour dire au revoir au compte-à-rebours/questionnaire HP.
Et pour dire qu'ils nous ont quand même un peu volés d'un jour... C'est demain qu'il sort, on aurait dû avoir droit à une ch'tite question aujourd'hui!!

Allez, je la fais moi-même:
Lequel des deux jumeaux Weasley invite Angelina au bal dans La Coupe de Feu?
Fred ou Georges?

Ah ah, pas si facile!!

mercredi 18 juillet 2007

Bon...

N'en déplaise à certain(e)s, je vais encore parler de HP. Mais il faut dire que le sujet est plutôt chaud (bouillant) en ce moment...

Voilà moi je pars au Cap samedi matin, tôt, donc je ne pourrais pas être là pour recevoir un certain bouquin. Je reste une grosse semaine là bas (ah les belles photos que je vais ramener, j'espère que je vais voir des baleines!!).
Résultat: une semaine de retard dans la lecture de HP7...

DONC: je déclare une censure totale sur ce blog de tout ce qui concerne les aventures finales de notre magicien préféré pendant, disons, 3 semaines à partir de samedi. Le temps pour tout le monde (pour moi surtout) de le lire (eh, c'est en anglais quand même, je vais peut-être même augmenter le délai si je vois qu'il est très gros) et de le digérer.
OK?

Cheers!

dimanche 15 juillet 2007

Canopy Tour

Aujourd'hui j'ai donc effectué ma première sortie officielle de Joburg. On est allé dans la chaîne de montagne du Magaliesberg (c'est un nom afrikans donc la prononciation est incertaine) faire le Canopy Tour. Il s'agit en fait d'une succesion de tyroliennes dans la montagne. Très sympa!

Quelques photos bien sûr:










la piste et le paysage...

... et on se lance (charles pour la démo)!!

Voilà pour cette petite excursion.

Ce soir il y avait un buffet au consulat français pour le 14 juillet. J'y suis allée un peu tard (la faute à des gens qui me parlent sur msn, non mais!) donc il n'y avait plus rien à bouffer. Les français sont des morfales: "vas-y, sers-toi, c'est gratuit"! Enfin, gratuit, pas vraiment, payé par le contribuable, oui... D'ailleurs je tiens à dire à ceux qui paient des impôts que la villa du consul est plutôt sympa...
Il n'y avait plus de champagne non plus donc je me suis rabattue sur le vin rouge, qui n'était pas bon du tout (quelle honte!). Paul, un autre stagiaire de la ME, qui est toulousain, m'a fait remarquer avec un petit sourire: "je crois que c'est du bourgogne...". Quoi? Pas possible! Honteux, vraiment!
Enfin, autant vous dire que deux verres de cette piquette, à jeun, ça vous a un petit effet de cubis sur la plage pendant le wei...
La soirée continuait dans une boîte réservée spécialement, avec plein de ballons bleus, blancs et rouges. Je ne suis pas restée longtemps parce que j'étais vraiment naze. Vous me direz, il est 1h du mat' et je ne dors toujours pas... J'attends que les effets du gros rouge qui tache s'estompent.

vendredi 13 juillet 2007

Tranches de vie

Puisqu'on me reproche (enfin je devrais plutôt dire "Quelqu'un avec un grand Q") de parler un peu trop d'HP et pas assez de ma vie à Joburg, je vais essayer de me rattraper un peu.

Alors à quoi ressemble la vie à Johannesburg? Et bien, finalement, ce n'est pas si différent de la vie en Europe, à part pour la sécurité (je vous l'accorde, c'est une différence de taille). En tous cas, à partir du moment où on a une voiture, la vie est plutôt facile et agréable. Mais on a toujours un oeil autour de soi (c'est bizarre ça...). Et, évidemment, il est hors de question de se balader à pied la nuit. Mais même en voiture, il faut éviter certains quartiers et faire attention. VIGILANCE CONSTANTE, comme dirait Mad-Eye Moody (j'ai pas pu m'empêcher).
Sérieusement, ici l'insécurité c'est une réalité, il ne faut pas rigoler avec ça. Mais ça ne doit pas non plus t'empêcher de vivre.

Au niveau de la bouffe (question essentielle s'il en est), c'est pas mal. Il y a tout ce qu'il faut dans les centres commerciaux. La viande et les légumes sont bons. Par contre il vaut mieux se faire sa propre tambouille plutôt que d'acheter des plats préparés, qui ne sont pas top.
J'ai découvert des biscuits délicieux, je vous les présenterais plus tard... Par contre, ils ont des petits écoliers et... rien à voir avec ceux qu'on trouve en France, la déception! Idem pour les boudoirs.
Les restos sont plutôt bons, on trouve de tout, de l'indien au grec, en passant par toute une batterie de fast-foods.
On t'apporte l'addition avec un stylo (et des bonbons quelques fois) et, sous le total, tu écris la somme que tu donnes (en comptant le "tip" (pourboire) si tu es généreux). Comme ça ils te rendent ce qu'il faut comme monnaie. Je trouve ça sympa.

Voilà déjà pour un début...

Ce week-end je vais sortir de Joburg pour la première fois (wouah!): je vais faire de l'acro-branche. Enfin c'est surtout des tyroliennes d'après ce que j'ai compris. Mais un peu d'exercice ne me fera pas de mal! C'est terrible ici, avec la voiture, on ne marche plus et on se contente de passer de son bureau à son lit... Et en plus on est complètement assisté, mais ce sera le sujet d'un prochain article...
Après "l'aventure-parc" à la sudaf', on ira à une réception au consulat français pour le 14 juillet, et à une soirée après. Je vais me retrouver avec tous les français de Joburg...

mardi 10 juillet 2007

Hi hi!

La question HP d'aujourd'hui (mardi 10 juillet): What is the name of Ginny's Pygmy Puff?
  • Harold
  • Arnold
  • Ernie
  • Andy
Moi je sais...

lundi 9 juillet 2007

Elbakin

Bon, je me débrouille pas mal pour les revues de presse, non?
Mais moi je connais quelqu'un qui fait ça PROfessionnellement (toujours dans un souci d'éviter les gonflements de tête, chevilles ou autres... je ne donnerais pas son nom)!

Pour les fans de fantasy, allez voir le site sur lequel elle (indice!) fait des articles: Elbakin.net, la fantasy au quotidien. Le dernier article d'une certaine Endoriel concerne les fins imaginées (ou plutôt délirées) de HP, cf plus bas... Et y'a plein d'autres choses intéressantes (pour les amateurs, encore une fois).

Ah, ça fait plaisir de travailler avec des pros!

PS: je viens de remarquer que y'en a une que j'ai beaucoup citée dans ce blog, c'est garulfo. Mais bon, d'une part c'est un surnom donc ça reste relativement anonyme, et puis de toute façon elle a déjà la grosse tête, c'est trop tard!
PPS: à ce propos, GARULFO QU'EST-CE QUE TU FAIS? J'ATTENDS LA SUITE!!! Le temps t'es compté, tic tac tic tac...

samedi 7 juillet 2007

Revue de presse, bis (HP)

Ca y est, je viens de commander Harry Potter and the Deathly Hallows, il était temps, il sort dans 15 jours. A ce propos, hallow veut dire relique donc, effectivement, c'est une référence religieuse mais c'est simplement pour désigner les horcruxes (ça c'est pour garulfo).

J'ai lu un article de Stephen King (rien que ça) sur la fin de la saga HP. Il dit que c'est bien triste (mais avec des belles phrases) et il finit comme ça:

But there’s comfort. There are always more good stories, and now and then there are great stories. They come along if you wait for them. And here’s something I believe in my heart: No story can be great without closure. There must be closure, because it’s the human condition. And since that’s how it is, I’ll be in line with my money in my hand on July 21.
And, I must admit, sorrow in my heart.

Je trouve ça vraiment très beau. C'est vrai que, pour qu'une histoire soit vraiment bien, il faut qu'il y ait une fin, même si c'est dur. J'aime beaucoup la phrase "There must be closure, because it’s the human condition", je trouve ça à la fois très vrai et très déprimant...
En tous cas, vive les histoires qui nous font rêver, voyager, rire, pleurer... Et bye bye Harry!

Dans les autres news HP, JKR a dit que, finalement, "scar" n'était pas le dernier mot du bouquin. Il apparaît à la fin, mais c'est pas le dernier. Elle n'a pas dit ce que c'était, zut, c'était marrant d'essayer de trouver la dernière phrase!
Enfin, après avoir écrit le dernier chapitre, Jo s'est bourré la gueule au champagne. (dsl pour la grossièreté)
Petit quizz: quel est l'adjectif qui apparaît 4 fois dans les six dernières lignes de ce message? Un indice: il s'est également glissé dans la question.

Allez, une dernière (peut-être), le NY Times a demandé à des écrivains d'imaginer la fin de HP. Vous trouverez les articles ici (j'ai toujours rêvé de faire ça). C'est marrant, surtout les deux premiers (le dernier est nul... mais ce n'est qu'une opinion).
Extraits:

Maybe if He-Who-Must-Not-Be-Named tossed one final spell at Harry? Like a mega-Avada Kedavra curse that nobody had ever survived? And if Harry, like, did some kinda Matrix-slow-motion move and used his wand to deflect? And then his opponent like totally exploded everywhere into a thousand pieces of reptilian flesh? If, like, Harry blew on the end of his wand and said, “I told you not to curse, Voldemort.”
That’d be fine, too.

DAVE: Harry, it’s an honor to meet you. Ever since you saved the earth by battling this Voldemort guy —
HARRY: Well, I don’t know about saving the earth....
DAVE: Don’t be modest, now. Or haven’t the polar ice caps stopped melting since you offed this guy?
HARRY: Well ... yeah, I guess that’s true.
DAVE: Right. Not to mention, there’s been peace in the Middle East, an end to world hunger, and Paris Hilton hasn’t appeared on the cover of People again —
(Applause)

At that moment, Voldemort became mortal, and the next, he was hit by a bus. Not even a magic bus at that.

Revue de presse

Marion Bartoli nous révèle son secret:

Comment expliquez-vous le changement complet dans votre jeu, d'un premier set raté à une suite époustouflante?

M.B. : Pour vous dire la vérité, j'ai vu Pierce Brosnan dans la foule. C'est un de mes acteurs favoris. Je me suis dit: "Ce n'est pas possible d'être aussi mauvaise devant lui". J'ai frappé plus fort, j'ai essayé de jouer plus intelligemment. Quand j'ai vu qu'il m'applaudissait, je me suis dit, "Super". Alors j'ai continué. Après le match, il m'a fait la bise. Il m'a dit qu'il adorait mon jeu.


Eh ben, voilà, c'est pas plus compliqué! Ah, once again, James Bond saved the day!


Richard est d'accord avec moi:


Est-ce la plus belle performance de votre carrière ?

R.G. : Oui, c'est mon plus beau résultat. C'est un énorme match.


Roger Federer encense Richard (après sa victoire contre lui en demi):

“I think he played a phenomenal match yesterday [against Roddick],” Federer said. “I enjoyed it so much, to see him play that way. He had over 80 winners. That is just incredible tennis. You saw some shots again today.
“I really hope he’s going to be at the very top of the rankings soon.”

Wow, no comment...

vendredi 6 juillet 2007

E- NORME!!

J'ai deux raison de me réjouir ce soir.

La première c'est que j'ai loué une voiture aujourd'hui. Et ici, car = freedom! Yes!
Alors je n'ai pas été à "Rent a Wreck" (littéralement "louez une épave") comme l'avait fait Lydie. Romain, qui est décidément mon chevalier servant (sérieusement, il est très sympa et il m'aide vraiment bien à m'intégrer), m'a amenée là où il avait loué la sienne. Du coup, ils m'ont filé exactement la même que lui! Voici la bête:

Impression sur Mazda blanche

Hm, un vrai pur-sang! Bon, elle est pas mal quand même, à part qu'elle est blanche. Je déteste cette couleur (qui n'en est pas une) pour une voiture. Mais bon, j'allais pas pinailler.
Pour la conduite à gauche, ça va je m'y fait. J'ai déjà fait pas mal de trajets, en tant que passagère bien sûr, mais ça m'a un peu habituée à être à gauche de la route.
Le plus dur c'est à un stop par exemple, quand tu veux tourner. Là il te faut un petit moment pour te dire "bon, sur quelle voie je vais?". Et puis je me suis rendue compte que j'avais tendance à rouler trop... à gauche, surtout sur les routes à plusieurs voies, parce qu'on a l'habitude d'être à assis à gauche dans la voiture... Vous comprenez? Faites un dessin sinon.
Finalement ce qui me dérange le plus, c'est l'absence de direction assistée. Oui, je sais, j'ai des goûts de luxe, mais quand même... Enfin, ça fait travailler les muscles des bras.


La seconde raison de ma bonne humeur, c'est les supers résultats de tennis à Wimbledon: Marion Bartoli a battu Justine Hénin pour atteindre la finale (j'en reviens toujours pas) et mon petit chéri Richard Gasquet (oui je sais, c'est pas que MON petit chéri) est en demi contre Federer après avoir battu Andy Roddick au terme d'un match d'anthologie où il est revenu de deux sets à rien! Ah, j'ai cru m'évanouir de bonheur (bon, d'accord, là j'exagère)! Pour immortaliser cette soirée, j'ai pris en photo la télé avec le match gasquet-roddick en train de se jouer. Passionant, non? C'est peut être ridicule mais moi j'ai kiffé ma race ("jamel n'est pas là?") et puis c'est tout.

Vue en contre-plongée sur la télé au fond du salon, avec reflet

Et grâce à cette victoire, Richard entrera quoi qu'il arrive dans les 10 premiers joueurs mondiaux! C'est beau!

jeudi 5 juillet 2007

Supermaid

Aujourd'hui c'était le jour du jardinier et de la "maid" (femme de ménage). Ouais, ça fait un peu snob mais c'est comme ça...
En tous cas, quand tu rentres le soir, ça fait bizarre: tout est propre et bien rangé, comme si une petite fée était passée en ton absence. C'est un peu ça en fait, sauf que je l'ai vue, c'est pas une fée et elle s'appelle Emily.
Moi je croyais que ce genre de personnel c'était réservé aux gens riches (n'ayont pas peur des mots) mais je me suis rendue compte hier que beaucoup de VI (qui ne gagnent pas des masses quand même) avaient une maid aussi. Et a priori c'est pareil: au début tu fais des trucs dans ta maison et après tu la laisses tout faire tellement elle est forte. Bravo!
Inutile de préciser que les maid sont toujours Noires...
En gros on se rend compte que c'est pas encore gagné ici pour l'ascension sociale des Noirs, pardon, des populations historiquement défavorisées. Enfin, c'est un style de vie, et c'est pas non plus de l'esclavage...

Pour parler de choses plus gaies, je suis encore invitée à un repas ce soir (oui, je sais, je n'arrête pas, c'est terrible), chez Paul, un autre stagiaire de la mission. Je devrais y retrouver à peu près les mêmes gens qu'hier.
A ce propos, hier soir, quand je me suis retrouvée dans l'ambiance "petite soirée sympa entre amis", j'ai eu un gros coup de blues tout à coup! J'avais l'impression qu'il manquait des gens, si vous voyez ce que je veux dire... Ah, il va y avoir un méga retard à rattraper quand on sera tous revenus de stage (et même avant...)!

Attention, c'est du sérieux!

En ce moment à la mission c'est le branle-bas de combat (ça s'écrit comme ça? Grand-Père?) parce que notre cher président Nicolas Sarkozy vient à l'Ambassade fin juillet.
M. De Ricaud, le chef de la mission éco, a demandé à Cyrille (mon maître de stage, je le rappelle) de faire venir le PDG de Danone pour cette occasion et, surtout, un membre très important du CA de Danone... Zidane! Eh oui, on en apprend tous les jours.
Toujours est-il que, Cyrille, ça lui plaît pas trop, vu que quand il appelle Danone en leur demandant si Zizou peut venir, il se fait rire au nez. "Je passe pour un flan" me dit-il. Pour parler franchement, ils n'en ont absolument rien à foutre d'une réception à l'Ambassade de France. Mais à chaque fois que De Ricaud passe devant le bureau de Cyrille, il insiste: "alors, Zidane, ça avance?". Autant vous dire que, quand le chef est hors de portée auditive (il exerce une certaine crainte auprès de ses employés), Cyrille se fait bien chambrer avec Zizou!
Je précise que je ne serais pas là quand le président viendra (ooooooooh) puisque je serais au Cap (aaaaaaaaaah). Voilà, entre le Cap et Sarko, j'ai choisi. Je dis ça mais de toute façon je ne l'aurais même pas vu.

Dans les autres news de la mission éco, notre secteur (vous avez vu comme je m'implique) a décidé d'explorer un nouveau marché, celui des chevaux de course. Mon job pendant le mois d'août (quand Cyrille sera en vacances, tss) sera notamment de me renseigner sur ce secteur et de rédiger une fiche de synthèse. Ce qui va faire de moi, tenez-vous bien, la spécialiste française de l'élevage de chevaux de course en Afrique du Sud! Ca en jette, hein? Que personne ne dise que tout le monde s'en fout (c'est marrant comme phrase)!

mercredi 4 juillet 2007

Compte-rendu de mes premières relations sociales

Ah, les compte-rendus, ça me rappelle l'inip...

Donc je rentre de la petite soirée chez Romain et c'était très sympa. Finalement la paëlla c'est pas lui qui l'a faite mais son colloc, Xavier, et elle était très bonne.
Ce que je retiens de la communauté française en Afrique du Sud c'est que les gens sont très ouverts (chez les jeunes en tous cas...). Tout le monde y est allé de son commentaire sur la vie à Joburg. Le mieux c'était le mec qui me donne des conseils sur la voiture, mais dans un contexte bien particulier: quand tu rentres bourré à 5h du mat'. Extraits:
  • "Attention parce que ici les amendes c'est cher! En plus dans ces moments-là t'es perdu alors t'as le téléphone à l'oreille bien sûr..."
  • "Alors tu vois le flic tu lui dis "ça fait pas longtemps que je suis arrivé (même si t'es là depuis 4 mois), en france on roule à droite, j'ai pas l'habitude, mais j'adore votre pays...", tu lui sors une jolie histoire quoi. Et puis après tu lui glisse un billet de 100 rand et ça passe."
  • Lui: Tu picoles? Moi (évaluant ses standards probables en matière de picolage): Euh... pas trop non...
Bref, c'était cool (et instructif) mais demain je vais être morte pour appeler des dizaines de boîtes sud-africaines et leur demander (with my perfect english) de venir sur le pavillon français à la Wine Farmers and Fruit Growers exhibition au Cap... C'est autre chose que d'appeler des agriculteurs pour prendre des rendez-vous!

Et en plus...

... il pleut.
Ah, zut alors! Si j'en crois Bobby le chauffeur, ça devrait se produire encore 2 fois pendant mon séjour ici, et c'est tout!

A part ça, dans la rubrique "ma vie", je suis invitée à manger une paëlla chez Romain ce soir (cf message précedent). Tous les VI (Volontaires Internationaux, dont romain fait partie) ont l'habitude de s'organiser des trucs ensemble régulièrement, c'est sympa. Et donc je vais faire partie de leur mailing-list, même si je suis pas une VI mais une simple stagiaire. Cool!
Si je précise qu'il s'agit d'une paëlla c'est parce que ce matin, au bureau, ils étaient trois à essayer de lui expliquer comment on faisait, ça a bien duré 1/4 d'heure, c'était assez marrant...

mardi 3 juillet 2007

The French Trade Commission

Allez, une petite description de mon stage parce que je sens que la patience de certains a des (courtes) limites.

Je travaille donc à la Mission Economique qui dépend de l'Ambassade de France. La mission est située à Wierda Valley, un complexe de bureaux assez chic (y'a même un golf) dans THE quartier huppé de Johannesburg, Sandton. C'est pas loin de là où j'habite mais, pusique je n'ai pas encore de voiture (mais bientôt normalement), c'est mon maître de stage, Cyrille (ça s'écrit comme ça mais c'est un mec), qui fait le taxi.

En gros, le boulot d'une mission économique c'est de faire de la place pour les français sur les marchés du pays, dans différents secteurs. Pour moi, vous l'aviez compris, il s'agit du secteur agricole. Par exemple, fin juillet, il y a un salon sur la viniviticulture au Cap (je vais y aller, ouais!) et Cyrille s'occupe du stand France. On essaie de faire venir des sociétés sud-africaines au stand pour rencontrer les exportateurs français (on les attire avec un buffet, y'a que ça qui marche).
Donc depuis hier, je bosse sur les entreprises françaises présentes pour savoir ce qu'elles vendent, ce qu'elles recherchent comme partenaires, etc... Pour pouvoir ensuite resservir le speech aux entreprises sud-africaines pour les convaincre de venir.
Comme vous voyez c'est très commercial mais en même temps j'apprends des choses sur la viticulture...

Il y a une dizaine de personnes qui travaillent à la mission donc je pense que je vais rapidement tous les connaître. J'ai mon petit bureau à moi dans une pièce avec trois autres personnes qui s'occupent du secteur services: Lou, Romain et Valérie. Ils sont très sympa!
Lou n'arrête pas de me dire qu'il ne faut pas que je travaille trop. Ca me fait marrer parce que Cyrille m'a dit que personne ne foutait rien à la mission: il est le seul à bosser comme un taré et donc ils le prennent pour un fou! Ah, ces fonctionnaires...

Quand je rentre le soir, je suis naze et il fait nuit donc, effectivement, je ne peux pas aller faire de courses. Heureusement j'en ai fait un peu avec Lydie samedi et elle-même a laissé pas mal de choses donc, c'est bon, je ne meure pas de faim. Mais vivement que j'ai une voiture quand même, tu ne peux vraiment rien faire sans ici.
Alors quand j'arrive j'allume l'ordi, je me prépare à manger et je mets la télé aussi, pour Wimbledon. Mais malheureusement il n'arrête pas de pleuvoir à Londres... Sinon y'a des chaînes qui passent plein de séries américaines (alleluiah!): Lost, Prison break, Veronica Mars (go logan!!), Desperate Housewives, etc...

Je dois ajouter, à l'adresse d'une personne dont je tairais le nom (elle ne veut pas que je la cite trop, qu'est-ce qu'elle est modeste!), qu'il y avait des nuages aujourd'hui en fin d'après-midi! Ca devait être l'évapotranspiration mensuelle obligatoire...

PS: des photos de la mission éco bientôt, oui!

Annonce importante

Il n'y a PAS de décalage horaire entre la France et l'Afrique du Sud (pas plus qu'entre la France et la Hongrie, n'est-ce pas lulu?).

PS: il y aura une heure de décalage quand vous passerez en heure d'hiver quand même...

dimanche 1 juillet 2007

Mon quartier...

Aujourd'hui dimanche, le programme n'était pas très chargé... Après avoir mangé et exploré les chaînes de télé sud-africaines, je me suis un peu baladée dans le quartier. Voilà à quoi ça ressemble:











Bon ici c'est les quartiers riches, tout le monde (ou presque) roule en mercedes. Je suis désolée si on ne voit pas plus de maison mais elles sont toutes entourés de clotûres et de haies...
Il y a pas mal de relief aussi. Sur la photo suivante on peut voir la colline d'en face (j'ai pas trouvé de meilleur point de vue pour la même raison que plus haut):

Comme vous pouvez le constater, la couleur officielle du ciel ici c'est le bleu. Les nuages, connais pas (en période sèche en tous cas).
Enfin, ma rue et la maison (enfin ce qu'on peut en voir depuis la rue):










On rigole pas avec la sécurité ici!
Le soleil est déjà très bas (il était environ 15h-15h30). A 18h, il fait complètement nuit!