Le réveil à 5h du matin est plutôt violent (j’étais en train de faire un rêve stressant qui, de façon assez étonnante, n’avait absolument rien à voir avec HP… ou le Cap ou un quelconque voyage en avion). Au cas où vous vous poseriez la question, ce n’est pas moi qui ai choisi mon horaire de vol. Mais, comme m’a dit Cyrille, avec son enthousiasme habituel, ça me permettra de profiter de la journée à Cape Town : oui, si j’arrive à garder les yeux ouverts…
Bobby le chauffeur (vous vous souvenez de lui ?) est devant chez moi à 5h45 pile pour m’amener à l’aéroport.
A l’aéroport, RAS, à part un retard de 10 min pour l’embarquement (ohlala). Je n’ai malheureusement pas tiré un hublot… Ok, barrez cette phrase ridicule et remplacez-la par : la place qui m’a été attribuée n’est malheureusement pas à côté d’une fenêtre. Mais bon, il y seulement un siège entre moi et le hublot (dans ce contexte, je crois que je ne suis pas obligée d’écrire « le hublot et moi », la politesse ne s’applique pas pour un hublot, n’est-ce-pas ?) et le mec qui l’occupe est endormi (le pauvre n’a pas dormi de la nuit, ce qui l’a amené à confondre le siège 11A avec le siège 11E). Ce qui veut dire que je peux quand même profiter de l’Afrique du Sud vue du ciel. Et c’est pas mal, quoique un peu plat à mon goût… (l’autre, elle se plaint !)
J’ai eu droit à la démonstration de l’hôtesse de l’air qui indique gracieusement les sorties de secours. Pendant mon voyage depuis la France, c’était des images de synthèses sur un petit écran, ce qui m’avait un peu frustrée. Ca m’a rappelé des souvenirs du Caribaret (Emilie, Chloé et Anne pendant le sketch d’intro pour ceux qui étaient là).
En arrivant à ma place, je suis accueillie par HP (alias Dan Radcliffe) qui me vise avec sa baguette magique depuis la couverture du magazine de la compagnie aérienne. C’est pas un signe du destin, ça ? Non. Deux rangées devant, quelqu’un lit un journal et le titre de la page est : « Harry Potter and the not that interested south africans » (HP et les sud-africains pas si intéressés que ça). Ca, ça veut dire que je n’étais vraiment pas obligée de commander le bouquin : j’aurais pu tranquillement l’acheter dans une librairie du Cap puisque les sud-africains s’en foutent (ils sont fous ces sudafs !!). But where is the fun in that ?? Au moins ça me donnera une motivation pour rentrer à Joburg après avoir découvert Cape Town.
Après avoir fini mon blueberry muffin Pick’n Pay (pas mauvais du tout) et mon hot chocolate, le tout m’ayant coûté 13 rands (j’aime les détails), je vais somnoler tranquillement en attendant d’arriver. Je veux voir la mer !!
9h20 : arrivée à l’aéroport de CT, récupérage (word me dit que ce mot n’existe pas : je proteste !) de la valise. Une navette doit passer me prendre pour m’emmener au backpacker (= auberge de jeunesse) où je loge (eh oui, les stagiaires ne dorment pas à l’hôtel).
10h02 : je suis toujours à l’aéroport… Je l’ai loupé ?? Je regarde pourtant attentivement tous les petits panneaux brandis avec des noms dessus : pas le mien. Evidemment, j’ai oublié de noter le numéro du packpacker, ça ne m’aurait pas servi à grand-chose d’ailleurs…
10h27 : elle se décide à prendre un taxi. Un reçu à la fin de la course et hop, je me ferais rembourser par la mission. Je n’ai pas précisé que c’était une semaine tous frais payés. Eh, faut pas déconner, je suis là pour le boulot !
Je tombe sur un chauffeur philosophe (mais ils le sont tous, non ?) et surtout prêcheur. Il m’explique que le grand mal de notre époque est l’ignorance et que la seule vraie sagesse vient du Créateur, ce en quoi je ne saurais le contredire (surtout de si bon matin).
J’arrive au Longstreet Packpackers (là, j’ai perdu le compte du temps, et même avant c’était du pif) : un endroit à la déco colorée et exubérante, très sympa. A peine installée, je me lance dans Cape Town (rassurez-vous, j’ai un plan) à la recherche de la mer… et de quelque chose à manger accessoirement. Mes pas me mènent au Waterfront, une zone portuaire ultra touristique et commerciale, the destination number 1 dans Cape Town. Là-bas, des restos et des magasins, en veux-tu, en voilà (ça me rappelle cette magnifique citation d’Ariel la petite sirène, qui m’a toujours fait beaucoup méditer : « Tu veux un tire-baba ? J’en ai des tas ! »). Et puis des spectacles de rue bien sympas. Résultat : j’y passe tout l’après-midi.
And here I am, dans la cour intérieure de mon hôtel 3 étoiles (humour), crevée mais avec plein de belles photos dans l’appareil.
Au backpacker (j’adore ce mot, il sonne bien) je suis dans le dortoir numéro 7 : aha, coïncidence ? Hm, je ne crois pas, non. En fait de dortoir, c’est 2 chambres de 5-6 places chacune, une chambre double et une salle de bain, qui fait aussi toilettes, ce qui est une erreur d’après moi, d’autant plus qu’il n’y a pas de cabine de douche, donc bonjour les inondations. Dans ma chambre on n’est que 2 pour l’instant. Ma coturne est une allemande dont je n’ai pas réussi à bien comprendre le prénom. Ca commence comme Emilie ou Emeline, et puis ça continue un peu, avec un « k » quelque part… Bon, l’allemand c’est pas mon truc. En tous cas elle est sympa (j’ai l’impression de ne connaître que cet adjectif-là, c’est affligeant).
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